Entraîner la Force Pour Vieillir en Santé

Quand pousser lourd peut améliorer votre qualité de vie

La dynapénie: Une influence sous-estimée pour un vieillissement sain.

On met généralement l’accent sur la santé des enfants. Et ce dans les cercles de médecine fonctionnelle et allopathique ainsi bien qu’avec la naturopathie. Par exemple, on s’intéresse aux troubles du spectre autistique, à l’augmentation de l’incidence des allergies alimentaires. Ou encore, au diagnostic correct des troubles du deficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, et autres.

Mais qu’en est il de la santé et du bien être des personnes âgées?

Lorsque elles ont effectivement lieu, les discussions sur les problèmes de santé liées à l’âge (ce qui nous concerne en réalité tous puisqu’on commence a vieillir des notre naissance, il semble que l’attention porte principalement sur: La maladie d’Alzheimer, la perte des facultés intellectuelles et aux autres formes de dégénérescences neurologiques qui affectent l’intellect. Et ça tombe sous le sens car personne ne souhaite perdre le contrôle de sa memoire ou de son comportement.

Mais qu’en est-il du corps physique?

Lorsque la détérioration physique devient sévère elle peut être aussi accablante que l’instabilité mentale ou cognitive. Et, dans les deux cas, les ramifications peuvent être similaires en ce qui concerne l’indépendance. La sarcopénie se définit comme la perte de masse musculaire qui prend place lors du processus de vieillissement. Elle se taille la part du lion de l’attention en matière de bien être physique chez les personnes âgées. Existant dans son ombre, mais non moins importante, on trouve la dynapénie.

En contraste avec la perte de masse musculaire, la dynapénie concerne la perte de force musculaire. Le terme trouve son origine dans le grec dyna, qui signifie “puissance, force” et penia pour “pauvreté”. Le concept englobe à la fois la force et la puissance mécanique. C’est à dire, la charge qu’un individu est capable de soulever. Mais aussi la vitesse et l’explosivité avec laquelle il peut le faire. Faiblesse musculaire et manque de force peuvent affecter des individus de tout âge. Toutefois ce phénomène semble particulièrement accablant dans le cas des personnes âgées.

La Qualité Compte Autant Que la Quantité

À un âge avancé la qualité de vie est intimement liée au degré de mobilité disponible, à l’amplitude de mouvement. Ainsi que les mouvements possibles en l’absence de douleur.

L’indépendance dépend de la capacité à effectuer les activités quotidiennes qui demandent un certain degré de force musculaire. Comme transporter les lourds sacs de l’épicerie jusqu’à la voiture et la maison. Ou monter et descendre des escaliers, et se lever d’une chaise sans lutter et avec facilité.

Il faut s’attendre à perdre une certaine quantité de force au crepuscule de la vie. Mais plus on préserve de masse et de force musculaire, plus on retarde le déclin de celles-ci. On sera alors capable de preserver son indépendance plus longtemps. On pourra prendre soin des tâches ménagères et même veiller à sa toilette et sa subsistance, pour ainsi dire.

Une étude menée sur des hommes et femmes résidants aux états unis a montré des résultats pour le moins ahurissants. Entre 16 et 18% des femmes et 8 à 10% des hommes sont incapables de soulever 10 livres. Ou de se baisser et s’agenouiller. Ce sont des statistiques bien sombres. Il est certainement quasiment impossible pour de tels individus de descendre d’un SUV sans aide. Quant on pense qu’un gros sac de nourriture pour chien ou chat peut bien peser 10 livres! Il va sans dire que l’idée de s’approvisionner chez un commerce de gros est à bannir…

La Force de l’Age! 

La corrélation entre perte de force musculaire liée au vieillissement et perte de masse n’est ni directe ni entière.

Selon les études, la perte de force est substantiellement plus rapide que la perte de masse. Et la prise de masse ne prévient pas nécessairement le déclin de la force musculaire. Chez une petite cohorte d’hommes âgés de plus de 69 ans dont le taux de IGF-1 était bas mais qui étaient en bonne santé selon tout autre critère. Un traitement à l’hormone de croissance sur 6 mois a eu pour résultat d’augmenter la masse maigre et diminuer la masse adipeuse. Mais le traitement n’a conduit à aucune amélioration fonctionnelle. Chez les personnes âgées, la sarcopénie et la dynapénie sont toutes deux des facteurs de risque. Risque en ce qui concerne le développement de limitations fonctionnelles ou de handicaps physiques. Pourtant, si on en croit le regroupement de données issues de différentes études. La dynapénie semble contribuer légèrement plus à ces répercussions que la sarcopénie.

On ne dispose pas encore de critères diagnostiques précis pour identifier la dynapénie. Mais les deux determinants que l’on utilise couramment sont la force de poigne et la force de extenseurs du genou.

Mais alors, si la masse musculaire n’est pas le problème numéro 1 pour la dynapénie, quel est-il?

Les chercheurs pensent que la perte de force est intimement liée à des deficits neuronaux. Ceux-ci affecteraient l’activation musculaire et la capacité intrinsèque à générer de la force. Il se peut qu’une perte de la capacité a recruter et engager totalement les motoneurones et fibres musculaires existe. Ce phénomène reste sans rapport avec la taille du muscle.

Les données récoltées lors d’autopsies post mortem indiquent une diminution de la taille du corps cellulaires des neurones du cortex. Diminution allant jusqu’à 43% chez les individus âgés de plus de 65 ans en comparaison à des sujets plus jeunes. On a également observé que la fréquence maximale d’activation des unités motrices s’infléchie. Elle se situe entre 35 et 40% plus bas chez les personnes plus âgées comparativement aux jeunes adultes.

De Quoi Réfléchir… et Agir

Pour ce qui est de prévenir la sarcopénie, malheureusement, la vie n’est pas un film de science fiction. Et on ne peut pas raisonnablement imaginer atteindre ses 80 ou 90 ans avec la force, puissance et mobilités de ses vingt ans. Un certain degré de déclin et détérioration musculaire est inévitable. On n’y coupera pas. On n’en sait pas beaucoup en ce qui concerne le role de la nutrition sur la dynapénie. Hormis le fait qu’une alimentation saine favorise bien être et santé. Et que cette même alimentation pourrait aider à contrer le phénomène de dégénérescence neuronale qui sous tend la sarcopénie. (Et dans la mesure ou la sarcopénie influence la dynapénie, aussi infime soit elle, les besoins en protéines chez les personnes âgées sont significativement plus élevés que ceux suggérés par les recommandations alimentaires.

Ceci étant dit, puisque le but est de reculer l’échéance. Et comme c’est le cas pour de nombreuses autres choses dans la vie. L’adage: “on s’en sert ou on le perd,” tient toujours.  Autant que faire se peut, on devrait continuer de pratiquer une activité de renforcement musculaire en vieillissant. Marcher ou faire du jogging dans la nature c’est superbe. Mais pour vieillir en santé, il faudrait soulever des charges de temps à autre. Ce pourrait bien être tout aussi important qu’une bonne alimentation.

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