5 idées sur ce que font les experts en préparation physique

Par Jérôme Simian, fondateur de Synaptic Athletics

J’ai suivi ma première formation avec Charles R. Poliquin en 1997 à Montréal

A cette époque il avait encore des cheveux sur la tête, c’est pour dire!

Je faisais mes premiers pas dans la préparation physique. Je n’ai jamais été un fou de musculation, mon souci était la performance sportive, et je ne pense pas que j’aurai pu demander mieux en matière de formation initiale. Vingt ans et quelques médailles plus tard (pas autant que Charles quand même il faut avouer!) voici cinq principes fondamentaux qu’il m’a appris et que, je pense, tout préparateur physique expert devrait connaitre.

1 – La différence entre s’entraîner pour la force et la montrer

Vous ne devez pas vous tromper de sport. Si vous êtes un athlète dans une discipline autre que l’haltérophilie ou la force athlétique alors soulever la barre n’est pas la seule chose qui compte. La qualité technique lors de l’exercice est la clé du transfert positif sur la performance sportive. Je me fous que vous trouviez la barre légère, si vos hanches reculent sur la remontée du squat, la série est finie ! On ne distribue pas de médailles pour des fentes avant ou du rowing haltères. Voulez-vous être fort ou soulever de grosses barres? Il y a une différence, même si elle n’est que rarement perçue. Seule une technique irréprochable en salle de muscu permet un transfert sur la performance.

 

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 2 – La clé du transfert de force : éliminer le maillon faible

Dès le début, j’ai été impressionné par la capacité de Charles à identifier les déséquilibres . Sa volonté de corriger ces déséquilibres le démarquait des autres. Il faut se rappeler que c’était il y 20 ans et à cette époque ces choses n’étaient pas encore à la mode. Ce n’était pas de la musculation pour de la musculation. Et cela reste vrai. Si aujourd’hui je suis capable de faire progresser les sportifs rapidement dans leur discipline, c’est parce que je m’en tiens à cet état d’esprit que Charles m’a initialement insufler: identifier et éliminer le facteur limitant. Ceci est en relation avec le point numéro 1 mais peu de personnes le réalisent. Les faiblesses modifient la technique quand la tension augmente. Comment résoudre le problème si on autorise les athlètes à modifier le schéma moteur que l’on veut renforcer ? C’est vrai pour tout athlète peu importe son niveau

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3 – Votre environnement nutritionnel doit s’adapter à votre génétique

A l’époque, en 2004, j’ai été un des premiers à suivre un cours de ce qui est maintenant connu comme “Metabolics Analytics”. Des milliers de mesures plus tard, je comprends qu’il n’y a pas de formule toute faite en matière de nutrition. En ce qui concerne les occidentaux, le patrimoine génétique est tellement  varié qu’il est vain de chercher une approche simpliste et générale. Il y aura toujours l’anomalie génétique, le type qui mange n’importe quoi et reste performant justifiant pa là les dires de ceux qui pense que la nutrition n’est pas un facteur de performane, alors qu’en réalité il est doué d’une sensibilité à l’insuline exceptionnelle et d’un bon système d’élimination. Toutefois tout ça ne dure qu’un temps et, blessures et inflammation le rattraperont bien assez tôt. Il est important de trouver ce qui fonctionne pour chacun et vous aurez besoin d’outils pour auqntifier le processus de recherche.

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4 – Du bon usage des compléments alimentaires

Charles est unexpert en complémentation alimentaire. J’écoute tout le monde mais je ne fais confiance à personne. Je teste tout et ne garde que ce qui marche. Avec les années d’expérience les recommendations de Charles ont évoluées vers une base plus générale de bon fonctionnement métabolique plutôt que de recherche de gain de performance directe.  Les athlètes sont parfois surpris de se voir recommander du magnésium et non de la créatine. En vérité, performances et santé sont indissociables. Il n’y aucune contradiction entre les deux. C’est vrai en salle, à table et en matière de compléments. Si vous avez la chance de travailler avec des athlètes qui font de longues carrières comme je l’ai eue, vous pourrez vous rendre compte de la valeur d’une complémentation bien dirigée sur la base d’un métabolisme sain.

5 – Il existe plusieurs façons de faire

Bien qu’il possède des opinions bien arrêtées Charles vous dirigera vers d’autres entraîneurs pour votre formation. Certains d’entre eux ont des opinions qui semblent bien différentes. J’ai suivi son conseil et je leur ai rendu visite. Les opinions différent, les méthodes varient mais seuls les résultats comptent !

Coach Jerome Simian

www.synapticathletics.com

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P.S. Jérôme entraine depuis 17 ans Melina Robert-Michon qui est devenu vice championne Olympique du lancer de disque à Rio en battant son propre record de France tout en étant la plus agée des compétitrices et probablement la moins grande d’entre elles.

Il gère aussi la préparation physique de Kevin Mayer  qui également vice champion Olympique, devancé de seulement 59 points par Ashton Eaton. Il est ainsi devenu le 6ème meilleurs performer de tous les temps, avec 8834 points. Il a pulvérisé un record national vieux de 20 ans.

Jérôme a entrainé des athlètes participants à 8 différent Jeux Olympiques.

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